Photowatt et l’industrie photovoltaïque : le candidat-président tente aujourd’hui dans l’urgence de réparer les erreurs du président-candidat.
Alors que le tribunal de commerce de Vienne doit se prononcer définitivement dans une semaine sur la reprise de Photowatt, Nicolas Sarkozy est venu aujourd’hui à Bourgoin se poser en sauveur de la filière photovoltaïque.
Si l’on ne peut que se réjouir pour les salariés de Photowatt qui peuvent enfin espérer éviter des licenciements massifs, personne ne sera dupe sur le rôle de pompier pyromane joué par Nicolas Sarkozy. Le candidat-président tente aujourd’hui dans l’urgence de réparer les erreurs du président-candidat, sourd aux alertes multiples depuis des mois.
Malheureusement, la reprise de l’entreprise Photowatt est une condition nécessaire mais non suffisante pour sauver la filière photovoltaïque. N’en déplaise au candidat sortant, c’est d’une nouvelle politique industrielle dont la France a besoin si nous voulons réussir la transition énergétique et l’essort des énergies renouvelables. La première nécessité pour relancer les énergies renouvelables et éviter que des faillites comme celle de Photowatt ne se produisent, c’est de garantir des règles stables et prévisibles dans le temps quant au prix de rachat de l’électricité solaire. La seconde piste est de favoriser l’industrie et l’emploi locaux grâce à la préférence sociale et environnementale aux frontières de l’Europe.
Tout cela, le candidat-président le met sous silence car, à la vérité, il veut conserver une industrie du nucléaire du passé, couteuse et dangereuse, et refuse de faire le choix de l’avenir, malgré le chomage et la précarité énergétique dans laquelle il met des millions de Français.