Michèle BONNETON, CIRCONSCRIPTION 9 DE L’ISÈRE

Cantons de : Pont-en-Royans, Rives, Saint-Marcellin, Tullins, Vinay, Voiron.

La 9ème circonscription fait partie des circonscriptions réservées pour EELV suite à l’accord national de législature signé entre EELV et le PS. La circonscription de Vienne est inversement réservée au PS. La signature de l’accord a fait couler beaucoup d’encre, mais le contenu de l’accord est intéressant à plus d’un titre. On notera dans les points actés :

- En matière économique et fiscale : un meilleur contrôle de la finance, la taxation des transactions financières, l’encadrement des bonus et stock options, une fiscalité durcie pour les revenus du capital et pour les très hauts revenus, l’instauration d’une taxe carbone aux frontières de l’Union Européenne.

- En matière sociale : l’éducation comme priorité nationale (avec les recrutements nécessaires d’enseignants), un programme volontariste de construction de logements sociaux, une volonté de redynamiser les services publics, la révision de la réforme des retraites…

- En matière de réforme de la démocratie : introduire une dose de proportionnelle dans les élections législatives, garantir l’indépendance de la justice, mettre en place une loi anti-concentration dans les médias…

Il y est également question de la nécessité d’amorcer la transition énergétique, d’exploiter les énormes possibilités de créations d’emplois verts ; d’une fiscalité écologique ; de l’investissement dans les transports en commun… et bien sûr de battre Sarkozy.
Le point de friction, le nucléaire, se traduit par un désaccord sur l’avenir du chantier de la centrale nucléaire EPR de Flamanville. Il est par contre acté qu’aucun nouveau projet de réacteur sera initié, ce qui condamne le projet du 2ème EPR.

La 9ème circonscription correspond géographiquement
à la partie sud de la plaine de l’Isère, élargie aux coteaux du Voironnais et aux contreforts des Chambarans. André Vallini, Président du Conseil général,
a été député de cette circonscription depuis 1997, jusqu’en septembre 2011 où il est devenu sénateur. La gauche est arrivée
en tête lors des dernières élections législatives, européennes et régionales, mais il ne faut pas sous-estimer certaines tendances « droitières » de la circonscription,
plus particulièrement dans le sud, comme le montre l’éviction aux dernières cantonales de Jean-Michel Revol, conseiller
général de Saint-Marcelin et suppléant d’André Vallini, au profit du candidat de droite.

La 9ème circonscription se répartit entre 2 territoires bien distincts : le Voironnais (cantons de Voiron, de Moirans-Rives) et le Sud Grésivaudan (cantons de Pont en Royans, Saint-Marcellin, Vinay), le canton de Tullins étant partagé entre ces 2 zones si l’on s’en réfère aux communautés de communes. Ces 2 territoires correspondent à 2 groupes locaux EELV, celui du Sud Grésivaudan, et celui du Voironnais (pour partie).

Le Voironnais est un territoire où le taux d’emplois industriels est nettement
supérieur à celui du reste de la région Rhône-Alpes, mais cette zone souffre de la vague de désindustrialisation
qui touche l’économie française. L’un des objectifs des élus locaux est de développer les services et les emplois tertiaires. Rappelons que les écologistes sont présents depuis les dernières élections municipales
à la mairie de Voiron et à la communauté d’agglomération du Voironnais, suite à une fusion de second tour avec le PS.

Dans le sud Grésivaudan, moins en lien avec l’agglomération grenobloise, l’activité économique se répartit entre un secteur agricole axé majoritairement sur la production de la Noix de Grenoble dans la plaine de l’Isère ; un réseau de PME relativement dense, mais qui souffre aussi, et une activité touristique non négligeable (sites de Saint-Antoine-l’Abbaye, Pont-en -Royans, …).

Au cours des 30 dernières années, la population
de la circonscription a augmenté et a vu sa composition sociologique se transformer. La circonscription compte aujourd’hui 120 000 habitants, la population
du pays voironnais étant 2 fois plus importante que celle du Sud Grésivaudan. Le taux de chômage de 7,5% fin 2011, y est plus faible que la moyenne régionale et nationale.
Michèle BONNETON est la candidate investie aux élections législatives de juin 2012 suite à l’accord national de mandature signé entre EELV et le PS.

Originaire de la circonscription, elle a une expérience de militante associative et d’élue locale. Membre fondatrice de plusieurs associations de protection de l’environnement au début des années 80 , elle a été plus récemment membre fondatrice du Comité départemental contre la privatisation de la Poste. À Meylan, où elle a habité, elle a été conseillère municipale, pendant 13 ans, de 1995 à 2008 : pendant 6 ans, dans le cadre d’une majorité de gauche plurielle, où elle était en charge de l’agriculture, de l’environnement et des risques, puis de 2001 à 2008 dans l’opposition, la majorité municipale étant passée à droite.
Professeure agrégée de sciences physiques,
elle a enseigné à Meylan, mais a toujours gardé le contact avec sa ferme natale dans le Sud Grésivaudan, et c’est ainsi qu’elle est devenue productrice de noix bio parallèlement à son métier d’enseignante.
Elle est revenue habiter le Sud Grésivaudan à sa retraite, il y a 4 ans. Elle a deux grands enfants, qui sont désormais autonomes, et qu’elle a élevé seule après le décès de son mari.

Ayant toujours aimé approfondir ses connaissances, elle a complété sa formation
scientifique par un DEA de mécanique des milieux géophysiques et environnement.
Dans ce cadre, elle a travaillé sur le dioxyde de carbone emprisonné dans les glaces de l’Antarctique, puis avant que l’essence sans plomb ne soit généralisée, a mené une étude sur la teneur en plomb des dents de lait des enfants en ville et à la campagne, étude qui a montré une différence
significative entre ces 2 groupes. Ces expériences ont assis ses convictions écologistes… Michèle a adhéré au parti des Verts il y a 15 ans.

D’origine sociale modeste, elle considère que justice sociale et environnement de qualité sont indissociables.